Passer au contenu
  • FAQ
  • Contact
  • Boutique en ligne Online Store Infolettre Newsletter
Flair & cieFlair & cie
  • Établissements vétérinaires
    • Clinique vétérinaire 440
    • Clinique vétérinaire Animomédic
    • Clinique Vétérinaire Dollard
    • Clinique vétérinaire Lac St-Louis
    • Clinique vétérinaire de Beaconsfield
    • Hôpital vétérinaire Le Gardeur
    • Hôpital vétérinaire du Nord
    • Hôpital vétérinaire de Montréal
    • Clinique vétérinaire Pintendre
    • Clinique vétérinaire Morin-Heights
  • Flair & cie
    • Histoires et valeurs
    • Lucie Hénault
    • Nouvelles
    • Flair dans les médias
  • Magazine
  • Carrière
  • Boutique en ligne Online store
Retour
Chats,Chiens,Magazine

Chien et chat : ne pas confondre un symptôme et une maladie

Par Dre Lucie Hénault

Il est important de comprendre la différence entre un symptôme et une maladie : un symptôme n’est pas un diagnostic. C’est un indice, une piste. Rien de plus. Lorsqu’un chien boite ou qu’un chat vomit, il est tentant de mettre rapidement un nom sur le problème. Pourtant, ce que l’on observe – la boiterie, les vomissements, la fièvre –n’est qu’un signe clinique. La maladie, elle, est la cause sous-jacente.

Confondre les deux peuvent mener à des conclusions hâtives et à des décisions bien intentionnées… mais inadaptées. C’est précisément pour éviter l’autodiagnostic et ses pièges qu’il est essentiel de consulter son vétérinaire.

Une boiterie ne signifie pas forcément arthrose

Prenons l’exemple d’un de mes clients. Son chien de grande race boitait d’un membre arrière de façon intermittente, surtout après l’exercice. Après avoir été conseillé par son entourage, l’homme, convaincu que son animal souffrait d’arthrose, avait tenté de lui donner divers suppléments. 

Après tout, un grand chien qui boite souffre probablement d’arthrose… n’est-ce pas ? Cela semblait logique.

Puis un jour, en sautant dans la boîte du camion, le chien a hurlé. Brutalement, il a présenté une boiterie sans appui. Son humain a alors décidé de venir me consulter.

Les radiographies ont révélé une tumeur au niveau du fémur. La boiterie était bien réelle. Mais la cause n’était pas celle que l’on croyait.

Chez un chien de grande race, une boiterie peut effectivement être associée à de l’arthrose. Mais elle peut aussi être liée à une rupture du ligament croisé, à la maladie de Lyme, à une infection articulaire, à une panostéite chez un sujet plus jeune, ou à d’autres maladies.

Le symptôme est le point de départ. Il ne permet pas, à lui seul, de conclure.

Un chat qui vomit : ce n’est pas toujours « juste une boule de poils »

Autre situation fréquente : un chat qui vomit une fois par semaine, mais qui semble en forme le reste du temps. 

On pourrait présumer que ce félin a simplement besoin d’évacuer une boule de poils et être tenté de lui donner une pâte lubrifiante. L’intention est bonne. 

Mais les vomissements sont un symptôme, pas un diagnostic.

Ils peuvent être associés à des affections très variées : une maladie inflammatoire intestinale (IBD), une affection hépatique, une pancréatite, une intolérance alimentaire, une insuffisance rénale débutante, un lymphome intestinal, et bien d’autres.

Il n’est pas normal pour un chat de vomir chaque semaine.

Oui, certaines pâtes lubrifiantes peuvent aider si l’animal accumule réellement des poils dans son estomac. Mais encore faut-il comprendre pourquoi.

  • Se toilette-t-il moins bien qu’avant ?
    Et si oui, pourquoi ?
  • Souffre-t-il d’arthrose ou d’un mal de dos qui limitent sa souplesse au point de ne plus lui permettre d’atteindre certaines régions de son corps ? 
  • Est-il en surpoids ? Un chat obèse peut avoir plus de difficulté à se toiletter adéquatement.

A-t-il mal à la gueule et évite-t-il de se lécher parce que cela lui fait mal ?

Si la réponse est oui à l’une de ces questions, traiter les vomissements ne réglera pas le problème de fond, mais risque de masquer un signe clinique.

Selon la cause, la prise en charge sera complètement différente : analgésie en cas de pancréatite, protocole alimentaire spécifique et parfois médication anti-inflammatoire pour une maladie inflammatoire intestinale, traitement adapté en cas d’atteinte hépatique ou de lymphome intestinal.

On voit donc encore avec cet exemple qu’un symptôme n’est pas un diagnostic.

La fièvre : un chiffre, plusieurs réalités

Prenons aussi la fièvre. Elle peut être associée à une méningite, à un abcès, à une infection bactérienne, virale à une maladie inflammatoire, à un trouble immunitaire. Le même chiffre sur le thermomètre peut cacher des réalités très différentes.

Sans examen clinique et sans éventuels tests diagnostiques, il est impossible d’identifier la cause exacte d’une fièvre chez un animal.

Pourquoi l’examen vétérinaire est indispensable

En médecine vétérinaire, nos patients ne parlent pas. Nous recueillons l’histoire des animaux qui viennent nous voir par ceux qui les aiment et les observent au quotidien. Ces observations sont précieuses et orientent notre raisonnement.

Mais une anamnèse complète – c’est-à-dire l’ensemble des informations concernant l’histoire de l’animal, l’évolution des signes cliniques, son mode de vie et son environnement – ainsi que les tests diagnostiques appropriés sont souvent indispensables pour poser un diagnostic fiable.

Un diagnostic erroné, même bien intentionné, peut nuire au bien-être du patient.

En médecine, on traite la cause

Il est humain de vouloir aider son animal rapidement. Mais en médecine, on ne traite pas un symptôme : on traite la cause.

Soulager un signe sans comprendre son origine peut retarder une prise en charge adéquate. À l’inverse, un diagnostic précis permet d’instaurer un traitement adapté et d’améliorer réellement la qualité de vie de l’animal.

Si votre chien boite, si votre chat vomit régulièrement ou si votre animal présente un comportement inhabituel, la meilleure décision demeure la consultation vétérinaire.

Parce qu’un symptôme est un signal.
Et seul un diagnostic permet de comprendre ce qu’il signifie réellement et de la traiter adéquatement.  L’objectif est toujours le confort de nos patients.

Elle signe ce texte

Dre Lucie Hénault est médecin vétérinaire, présidente et fondatrice de Flair & cie. En savoir plus.

Heureux et en santé à tous les stades de sa vie !

Procurez-vous le tout récent livre de Dre Lucie Hénault, vétérinaire. Du museau à la queue, c’est le guide parfait pour mieux comprendre la santé de votre ami poilu.

COMMANDEZ VOTRE LIVRE

×

DÉCOUVREZ AUSSI

Chats et toxoplasmose : démêler le vrai du faux pendant la grossesse

Par Vincent Fournier

La toxoplasmose est une infection causée par un parasite microscopique appelé Toxoplasma gondii. Souvent sans...

LIRE
Hausse des cas de rage au Québec : l’importance de la vaccination

Par Joelle Couture

Depuis le début de l’année, plusieurs cas de rage ont été confirmés au Québec, principalement...

LIRE
Journée mondiale des animaux errants : une réalité qu’on ne peut ignorer

Flair & cie

Chaque 4 avril, la Journée mondiale des animaux errants nous rappelle une réalité difficile à...

LIRE
Menu
  • Établissements vétérinaires
  • Flair & cie
  • Webzine
  • Carrière
  • Contactez-nous
  • MODALITÉS & CONDITIONS
  • POLITIQUE DE CONFIDENTIALITÉ

FLAIRETCIE © 2026

info@flairetcie.com
  • Établissements vétérinaires
    • Clinique vétérinaire 440
    • Clinique vétérinaire Animomédic
    • Clinique Vétérinaire Dollard
    • Clinique vétérinaire Lac St-Louis
    • Clinique vétérinaire de Beaconsfield
    • Hôpital vétérinaire Le Gardeur
    • Hôpital vétérinaire du Nord
    • Hôpital vétérinaire de Montréal
    • Clinique vétérinaire Pintendre
    • Clinique vétérinaire Morin-Heights
  • Flair & cie
    • Histoires et valeurs
    • Lucie Hénault
    • Nouvelles
    • Flair dans les médias
  • Magazine
  • Carrière
  • FAQ
  • Contact
  • Boutique en ligne Online Store Infolettre Newsletter