Tiques, vers intestinaux et puces… rien que d’y penser, ça donne envie de se gratter. Mais au-delà de l’inconfort qu’ils évoquent, ces parasites représentent un enjeu réel pour la santé de nos animaux — et parfois la nôtre. Que faut-il vraiment savoir ? Et surtout, comment bien protéger son compagnon poilu ? Voici les éléments essentiels à retenir.
Les tiques
Une présence de plus en plus fréquente
Originaires de régions plus au sud, les tiques se sont progressivement installées au Québec au cours des dernières années. Avec des hivers plus doux, elles survivent désormais beaucoup plus facilement. Elles peuvent rester inactives pendant une certaine période, puis redevenir actives dès que la température atteint 0 °C, même si c’est uniquement pendant quelques heures dans une journée donnée. Après plusieurs mois sans se nourrir, elles sont alors en quête d’un hôte, qu’il s’agisse d’animaux sauvages, de nos animaux domestiques… ou même d’humains.
Des risques bien réels
Si les tiques préoccupent autant, c’est parce qu’elles peuvent transmettre des maladies graves. La plus connue est la maladie de Lyme, qui peut toucher les chiens, plus rarement les chats, ainsi que les humains. Chez le chien, les signes varient : certains ne présentent aucun symptôme, tandis que d’autres développent de la douleur articulaire, de la fièvre, une fatigue persistante ou, plus rarement, une atteinte rénale. De plus, plusieurs chiens, même mordus par une tique, ne développeront pas de maladie. À titre informatif, il existe plusieurs espèces de tiques, certaines peuvent transmettre plus d’une maladie.
Choisir une bonne protection
Lorsqu’un animal est traité avec un antiparasitaire, la tique qui s’y accroche ne le mordra pas ou encore, mourra après avoir pris un seul repas de sang et sans avoir le temps de transmettre de maladies. Sachant qu’une tique peut vivre plusieurs années en se nourrissant à différents moments, protéger son animal contre les tiques contribue aussi à réduire les risques pour toute la famille, en réduisant la charge parasitaire dans l’environnement.
Il existe plusieurs options adaptées au mode de vie de chaque animal. Votre vétérinaire pourra vous orienter. Attention toutefois : certains produits destinés aux chiens sont dangereux pour les chats. Chaque année, des cas d’intoxication sont observés après l’utilisation inappropriée de ces produits.
Les puces
De petits parasites… très efficaces
Les puces sont de minuscules parasites qui se nourrissent du sang de nos compagnons à quatre pattes. Elles peuvent vivre longtemps dans le pelage et pondre jusqu’à une cinquantaine d’œufs par jour. Ces œufs peuvent tomber dans l’environnement — tapis, planchers, fissures — et poursuivre leur cycle avant de remonter sur l’animal.
Un cycle difficile à briser
Une seule puce peut suffire à déclencher une infestation.
Pour se débarrasser efficacement des puces, il faut traiter l’animal atteint et tous les autres animaux de la famille, avec un produit recommandé par votre vétérinaire, et ce, pendant des mois. Pourquoi ? Parce que les puces ne vivent pas juste sur votre animal.
Elles pondent des œufs dans l’environnement (tapis, sofas, fissures du plancher), qui deviennent des larves puis des pupes (un cocon très résistant). Les pupes peuvent survivre plusieurs semaines à plusieurs mois. Et surtout, elles attendent le bon moment pour éclore : la chaleur, le CO₂ produit par un animal ou un humain qui passe à proximité.
Résultat ? Vous pensez que c’est réglé… puis, tout recommence.
Aussi, certains chiens et chats développent une allergie aux piqûres de puces, ce qui entraîne des démangeaisons importantes. Heureusement, plusieurs traitements préventifs couvrent à la fois les puces et les tiques et offrent une protection efficace lorsqu’ils sont administrés régulièrement.
Les parasites intestinaux
Une réalité fréquente
On estime qu’environ un animal sur trois est porteur de vers intestinaux. La bonne nouvelle, c’est qu’ils sont généralement faciles à prévenir et à traiter. Chez les jeunes, la transmission peut se faire directement de la mère aux petits, pendant la gestation ou l’allaitement. C’est pourquoi un protocole de vermifugation est souvent recommandé dès le départ, puis poursuivi durant les premiers mois de vie.
Invisibles à l’œil nu
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, observer les selles ne suffit pas pour détecter la présence de parasites. Certains vers sont visibles à l’œil nu, mais d’autres sont microscopiques. Ce sont leurs œufs, éliminés dans les selles, qui contaminent l’environnement, parfois pour de longues périodes. D’où l’importance des analyses de selles recommandées régulièrement.
Adapter la prévention et le traitement
Une fois le type de parasite identifié, le traitement peut être ajusté en conséquence. Les besoins varient selon le mode de vie de l’animal : un chat qui chasse ou un chien qui fréquente les parcs n’aura pas les mêmes risques qu’un animal vivant principalement à l’intérieur. Votre vétérinaire pourra vous proposer un plan de prévention et de traitement personnalisé.
En résumé, une prévention adaptée à chaque animal permet non seulement de limiter les désagréments, mais aussi de prévenir des problèmes de santé parfois sérieux.


