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Chats,Chiens,Flair animal,Un compagnon en santé

C’est quoi, un « cherry eye » ?

Par Dre Véronique Miller

Cela fait quelques mois que Maya, votre énergique Boston Terrier, a été adoptée. Mais depuis quelques jours, vous avez noté l’apparition d’une petite bosse rouge dans le coin de son œil gauche. Comme vous ne savez pas ce que c’est et ne désirez pas « jouer à Dr Google », vous consultez le vétérinaire. Ce dernier diagnostique ce qu’on appelle communément un « cherry eye » (ou un « prolapsus de la glande nictitante »).

Qu’est-ce que le cherry eye ?

Contrairement à l’humain, le chien et le chat possèdent trois paupières dont la troisième se nomme « membrane nictitante ». Située dans le coin interne de l’œil, cette membrane sert à balayer la surface de l’œil en diagonale, tel un essuie-glace. Elle contient une glande (normalement non visible) qui produit de 30 à 40 % des larmes excrétées. Une quantité non négligeable ! Celle-ci est retenue par un ligament ainsi que par des fibres qui la maintiennent en place. Si ces structures se rompent, elle peut donc faire protrusion et se retrouver luxée dans une position anormale. Elle deviendra alors visible et enflammée, donnant une apparence de « petite cerise » ou de masse rougeâtre dans le coin de l’œil, d’où son nom commun « cherry eye ». Plus la luxation de la glande est longue, plus le risque de l’endommager de façon permanente est grand. 

Qui peut être affecté ?

Le cherry eye est souvent observé chez le cocker spaniel, le bouledogue anglais et français, le cane corso, le boston terrier, le beagle, le shih tzu, le pékinois et le lhassa apso. Ces races ont en effet une prédisposition génétique pour cette affection et possèdent un ligament plus faible que les autres, ce qui permet à la glande de « sortir » plus facilement de sa cachette. Les animaux atteints ne devraient pas être reproduits. Toutefois, le cherry eye peut aussi toucher d’autres races de chiens ainsi que l’espèce féline. 

Le cherry eye peut affecter un seul œil ou les deux yeux, simultanément ou dans un intervalle rapproché. Le chiot comme l’animal senior peuvent en être sujet, mais en général, l’affection touche les chiens de moins de deux ans. 

Comment poser le diagnostic ?

Le vétérinaire effectuera un examen oculaire de l’animal pour poser son diagnostic.  Selon la durée de la protrusion de la glande, il pourra aussi faire un test de larme pour établir des valeurs de base ou vérifier si une sécheresse anormale est présente. 

Comment traite-t-on le cherry eye ?

Autrefois, la glande était complètement retirée, mais cette technique engendrait souvent de la sécheresse oculaire permanente, surtout chez les races prédisposées à la maladie. Le traitement de choix n’est donc plus celui-ci. 

La glande est désormais replacée dans sa position anatomique normale. Plusieurs techniques chirurgicales sont possibles afin d’y arriver et le taux de succès est très bon. Toutefois, dans 5 à 10 % des cas, la glande luxe à nouveau et une seconde intervention est alors nécessaire.  

Les complications sont peu fréquentes. Elles vont d’un inconfort léger après l’opération à la formation d’un ulcère de la cornée ou d’un kyste lacrymal. L’animal peut aussi récidiver dans les semaines ou années qui suivent. Il peut aussi souffrir d’un syndrome de l’œil sec plus tard dans sa vie, à cause du traumatisme et de l’inflammation secondaire à son prolapsus. Toutefois, faire une intervention comporte plus d’avantages que de ne pas agir. Votre poilu devra être suivi régulièrement chaque année afin de détecter de façon précoce l’apparition éventuelle de cette sécheresse de l’œil. 

Si je ne fais rien, que se passera-t-il ?

La glande étant responsable d’une grande partie de la production des larmes, des complications pourraient survenir si un traitement n’est pas mis en place. La glande pourrait enfler, s’enflammer chroniquement et ne plus produire de larmes, entraînant le syndrome de l’œil sec (une kératoconjonctivite sèche). Cette condition irréversible peut devenir suffisamment sévère pour nécessiter un traitement à vie. L’infection secondaire est également possible. 

Si vous pensez que votre compagnon souffre du cherry eye, n’hésitez pas à consulter votre vétérinaire. Plus votre animal sera pris en charge tôt, plus il aura de chance de bien s’en remettre.  Une consultation avec un vétérinaire ophtalmologiste est également recommandée pour ce type d’affectation.

Elle signe ce texte

Dre Véronique Miller est vétérinaire à Lévis.

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