Impossible de le manquer lorsqu’un animal sort de la clinique vétérinaire : le fameux collier élisabéthain attire immédiatement les regards… et souvent quelques sourires. Derrière son apparence peu élégante se cache pourtant un accessoire essentiel à la guérison de nombreux chiens et chats. Voici tout ce qu’il faut savoir sur ce cône aussi utile que redouté.
À quoi sert le collier élisabéthain ?
Collier de la honte, cône, collerette, carcan, abat-jour, antenne parabolique, collier d’Élisabeth : autant d’appellations pour désigner un accessoire ringard, mais qui joue pourtant un rôle essentiel dans la guérison de vos poilus.
Inventé en 1959 par un vétérinaire américain souhaitant empêcher les animaux de lécher leurs plaies chirurgicales, le premier modèle était simplement constitué d’une feuille de plastique enroulée autour du cou. Son nom fait référence aux grands cols rigides portés à l’époque de la reine Élisabeth Ire, au XVIe siècle, qui obligeaient les nobles à garder la tête bien droite.
Le collier élisabéthain est principalement utilisé pour empêcher un chien ou un chat de lécher, mordre ou gratter une zone sensible. Il peut être recommandé après une chirurgie, lors d’une infection de la peau, d’une blessure, d’une allergie ou encore après certains traitements vétérinaires. Même si les animaux le trouvent rarement agréable, il aide à éviter les complications et favorise une guérison plus rapide.
Comment installe-t-on un collier élisabéthain ?
Lorsqu’il arrive en clinique, le collier est complètement plat. Il doit donc être assemblé par l’équipe vétérinaire. Cette étape demande parfois un peu de patience… et beaucoup de dextérité ! Elle donne souvent lieu à quelques éclats de rire entre les stagiaires et le personnel qui les supervise. Une fois monté, le collier peut être essayé. Le principe est simple : le bout du museau ne doit pas dépasser l’extrémité du collier. Dans le cas contraire, l’animal pourra continuer à lécher ou gratter la zone à protéger. Mieux vaut donc éviter de raccourcir le cône à la maison, même si l’envie ne manque pas !
Les colliers existent en plusieurs tailles et offrent généralement différents niveaux d’ajustement au niveau du cou. Pour les chiens et les chats, les modèles utilisés en clinique varient entre 10 cm et 40 cm de longueur. Il existe même des minicolliers pour les animaux exotiques, franchement mignons ! À l’inverse, on trouve aussi de très grands modèles qui sont impressionnants : un collier de 40 cm peut atteindre jusqu’à 65 cm de diamètre une fois assemblé. Douces pensées pour les propriétaires de Saint-Bernard… et pour leurs cadres de portes !
Pourquoi les animaux détestent-ils autant le cône ?
Le collier élisabéthain est souvent attaché directement au collier d’identification de l’animal. S’il n’en a pas, on ajoute parfois une bande de gaze roulée pour mieux le fixer. Et si votre compagnon est un professionnel du déshabillement, les deux méthodes sont combinées.
Puis arrive ce moment inévitable : celui où l’équipe vétérinaire entre dans la salle d’examen avec le fameux cône à la main. La réaction des propriétaires est presque toujours la même : un mélange de rires, de découragement et de compassion.
Votre compagnon reculera pour se déprendre, heurtera les meubles, accrochera vos jambes, transportera de l’eau partout dans la maison et développera probablement une légère odeur de serviette mouillée. Certains animaux sembleront même capter de nouveaux signaux interplanétaires ! Heureusement, la plupart s’adapteront après quelques jours.
Même s’il n’est pas très élégant, le collier élisabéthain demeure un allié précieux pour protéger vos chiens et vos chats pendant leur convalescence. Quelques jours d’inconfort peuvent éviter bien des complications et permettre une guérison rapide et sécuritaire. Et lorsque le fameux cône sera enfin retiré, vos poilus autant que vous-mêmes retrouverez votre liberté avec soulagement !
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