L’anatomie des animaux a évolué pour leur permettre de survivre sur Terre. Pensons au long cou des girafes, aux ailes des oiseaux ou encore aux crocs acérés des lions. D’autres structures, plus discrètes mais tout aussi cruciales, jouent un rôle fondamental dans la survie et le bien-être des animaux : les glandes. Présentes chez toutes les espèces, elles participent à des fonctions aussi variées que la digestion, la protection des yeux, la thermorégulation ou encore la communication. Certaines portent même des noms étonnants. Prenons le temps de découvrir les principales glandes chez les animaux et de mieux comprendre leur rôle dans le fonctionnement de leur organisme.
Les glandes salivaires
Chez le chien, on retrouve quatre paires de glandes salivaires : les glandes zygomatiques, parotides, mandibulaires et sublinguales. Situées autour de la cavité buccale, elles libèrent des sécrétions dans la gueule par l’intermédiaire de plusieurs canaux, parfois microscopiques. Leur rôle ? Amorcer la digestion, lubrifier les bouchées de nourriture, protéger la cavité buccale et faciliter le transit digestif.
Les glandes lacrymales
Les larmes sont essentielles à la survie des animaux, car elles protègent leurs yeux. Les glandes lipidiques, aqueuses et mucoïdes travaillent ensemble pour produire des larmes et former une couche protectrice sur la cornée. Cette barrière naturelle protège contre les irritants et les bactéries, lubrifie l’œil, diminue l’adhérence des paupières et contribue même à nourrir la cornée. Les larmes contiennent également des substances antimicrobiennes.
Fait intéressant : chez le rat, les glandes lacrymales appelées « glandes de Harder » produisent des porphyrines. Ces pigments rouges sont sécrétés en petite quantité lorsqu’il est en bonne santé ou en plus grande quantité lorsqu’il est stressé ou malade.
Les glandes sudoripares
Les glandes sudoripares permettent au corps de réguler sa température. Leur répartition varie selon les espèces. Par exemple, chez le chat, elles sont principalement concentrées au niveau des coussinets. Seuls les porcs ne possèdent pas de glandes sudoripares. Ainsi, l’expression « suer comme un porc » est inexacte, car ces animaux ne suent pas. Ils se refroidissent plutôt en se roulant dans l’eau ou dans la boue lorsqu’il fait chaud.
Les organes
Les animaux possèdent plusieurs organes qui sécrètent des hormones, des phéromones ou des substances utiles à leur métabolisme. Le pancréas, la glande thyroïde, la glande surrénale, la glande parathyroïde et l’hypophyse, située à la base du cerveau, participent à un équilibre très précis pour permettre au corps de fonctionner harmonieusement.
Les glandes anales
Chez certaines espèces animales, notamment les chiens et les chats, on retrouve des sacs de part et d’autre de l’anus. Ces sacs anaux sont composés de plusieurs glandes anales qui produisent une substance malodorante et lubrifiante. Cette sécrétion facilite l’excrétion des selles et permet également à l’animal de marquer son territoire grâce à une odeur unique.
Les glandes chez les animaux exotiques
Il existe autant de types de glandes que d’espèces animales exotiques ; en effet, plusieurs espèces possèdent des glandes propres à leur groupe pour accomplir des fonctions particulières. Les cochons d’Inde et les hamsters mâles possèdent respectivement une et deux glandes sébacées abdominales servant au marquage du territoire. La majorité des oiseaux dispose quant à eux d’une glande uropygienne, tandis que les serpents et les lézards se distinguent par la présence de glandes au niveau des cuisses.
Les glandes mammaires
Chez les mammifères, les glandes mammaires ont pour fonction de produire le lait destiné à nourrir leur progéniture. Leur forme, leur nombre et leur emplacement varient grandement selon l’espèce. Les éléphants, comme les primates, possèdent des mamelles situées uniquement entre les pattes avant alors que les vaches ont quatre pis et peuvent produire jusqu’à environ 10 000 litres de lait par année.
En conclusion, les glandes jouent un rôle central dans la vie des animaux, bien au-delà de ce que l’on imagine au premier regard. Qu’il s’agisse de se nourrir, de se protéger ou de maintenir un équilibre interne, ces structures sont indispensables à leur survie.
Comprendre le fonctionnement des glandes animales permet non seulement de mieux apprécier la complexité de leur anatomie, mais aussi de mieux reconnaître les signes de santé ou de déséquilibre. Derrière nombre de comportements se cache souvent le travail discret, mais essentiel, de ces glandes fascinantes.

