Pourquoi ressent-on si fort et si souvent le besoin de nous plaindre? L’humain est un animal grégaire et se lamenter, surtout de façon amusante, est une façon facile de se faire accepter dans un groupe. D’obtenir de l’attention. Nous avons tant besoin de ce sentiment d’appartenance. Ces récriminations permettent de créer des liens rapides. On se comprend, on se regroupe. Cependant, c’est rare que le chialage ne se fasse pas aux dépens d’une personne, que ce soit d’un patron, d’un groupe, d’un collègue, de client. Ces absents sont toujours un peu ridiculisés pour faire rire, des fois sans réelle méchanceté, mais on s’en moque quand même. Pour entendre qu’on a raison, qu’on est donc bons, ou meilleurs, ou patients. Le chialage est souvent couronné de mots sympathiques tels que: « à ta place, je n’aurais pas été capable » ou « je ne sais pas comment tu fais ». Ça fait du bien d’entendre ces mots… mais c’est un plaisir passager. À long terme, à force de chialer, il est difficile de voir les gens positivement. Ça fait des années que j’ai pris conscience que je suis plus heureuse quand je chiale moins.
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Médecin vétérinaire depuis 2000, Lucie Hénault est présidente et copropriétaire de 10 établissements vétérinaires aux côtés de 10 associées engagées et passionnées. Elle consacre sa carrière au développement d’une médecine vétérinaire humaine, collaborative et tournée vers l’excellence. Autrice, vulgarisatrice et chroniqueuse, elle s’implique activement dans le rayonnement de la profession vétérinaire ainsi que dans la valorisation du travail d’équipe, du leadership et du service-client. Convaincue que les meilleures idées naissent de la collaboration, elle place l’amélioration continue au cœur de sa démarche professionnelle. Lucie Hénault intervient régulièrement sur des sujets liés à la vie d’équipe, au leadership pratique et à l’expérience client.×
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